Jeûne : Privation partielle ou totale (à l'exception, le plus souvent, d'eau), forcée ou non, de toute alimentation pendant un certain temps.

Voir la définition complète ici .

Les nuances de la définition donnent une large marge d'interprétation et sous entendent des vécus bien différents .

« Sur d'Autres Chemins » vous propose la version douce : Un jeûne partiel (jus de fruit le matin, bouillon filtré le soir), hydrique (au moins 2 litres d'eau par jour), de durée modérée et bien sûr, volontaire !

Entreprendre une semaine de « jeûne et randonnée » est une démarche consciente, réfléchie, décidée  en confiance avec un esprit positif dans l'objectif de se faire du bien.

Jeûner en conscience, cela veut dire en premier lieu une préparation, un accompagnement et une reprise alimentaire adéquats  : Dès votre inscription, vous recevrez un mail avec des conseils pour la descente alimentaire  avant le jeûne, l'environnement protégé de la semaine vous permettra de vivre votre jeûne dans toutes ses dimensions  et nous consacrerons du temps, pendant le jeûne lui même, à préparer la reprise.

 


Trois raisons d'associer une activité physique modérée à un jeûne préventif :


Préserver la musculature


On connaît bien  les mécanismes physiologiques du jeûne.

Jeûner induit des transformations importantes du métabolisme, c'est à dire de l'ensemble des réactions chimiques présentes dans notre organisme. Le corps doit trouver et utiliser les ressources énergétiques dont il a besoin (en temps normal, essentiellement du glucose)  et qui ne lui sont plus fournies par l'alimentation. Il les trouve dans ses propres tissus.  Les protéines peuvent être transformées en glucose (néoglucogénèse) et les tissus graisseux peuvent être utilisés sous forme de corps cétoniques, substituts du glucose. Au bout de trois ou quatre jours, l'organisme  fonctionne essentiellement avec des corps cétoniques et ne touche quasiment pas aux structures protéiques (aux muscles en particulier).  Mais par précaution l'activité physique est conseillée pour protéger les chaines musculaires en partant du principe que l'organisme ne va pas puiser de l'énergie dans des tissus qu'il utilise (les muscles).

 

 

 

 

Favoriser l'élimination


Le métabolisme crée des résidus toxiques pour l'organisme qui doivent être éliminés. Ceci, que l'on jeûne ou pas. Nous sommes aussi de plus en plus en contact avec  divers polluants,  que nous  ingérons et stockons dans nos tissus, soit sur des récepteurs situés sur les cellules, qui ne peuvent plus remplir leur fonction, soit dans des tissus inertes, par exemple les tissus graisseux.  Les modifications de métabolisme mettent en mouvement ces éléments que nous devons éliminer. En période de jeûne, l'urine, la sueur, l'expiration et l'expectoration de mucus produit dans l'appareil respiratoire sont les vecteurs principaux  de sortie des éléments toxiques du corps. C'est pour cela que boire en abondance pour uriner et un effort physique modéré mais qui permet de transpirer et active le souffle sont recommandés.

 

Limiter les effets désagréables du jeûne


Au delà des effets physiologiques bénéfiques qu'apporte l'effort physique, la randonnée en groupe est une activité conviviale qui distrait des éventuels désagréments que peut causer le jeûne. De plus, surtout si il s'agit d'un premier jeûne et  que les consignes de descente alimentaire n'ont pas été convenablement respectées, le travail de "nettoyage" peut être ressenti de façon intense et générer des crises d'élimination désagréables (éruptions cutanées, tachycardie par exemple). Diriger son énergie vers une activité extérieure va diminuer l'intensité du travail intérieur et permettra de vivre plus tranquillement son jeûne.

 

 

 

 

Les raisons énoncées partent essentiellement du postulat que le métabolisme se déroule toujours  dans le sens qui tend à préserver les fonctions vitales de l'organisme et à optimiser son fonctionnement. Elles sont validées par l'expérience de milliers de jeûneurs,   mais quand même, sans réelle démonstration scientifique, essentiellement par manque de protocole de validation adapté.

Le siècle passé a nourri l'espoir que la biochimie allait nous permettre de percer tous les secrets du vivant,  mais  le nombre de molécules et de réactions chimiques à découvrir dans notre corps semble ne pas avoir de fin et paradoxalement, toutes les découvertes extraordinaires réalisées ne font que  confirmer à quel point nous devons rester modestes dans nos prétentions scientifiques.

En dernier recours, le ressenti doit rester le principe directeur :  il faut  adapter son activité physique à ses capacités du moment. Une semaine de jeûne, surtout pour la première fois, est un stress pour le corps. Le stress est bénéfique quand il est mesuré et permet au corps de lancer des processus qui lui donnent de l'énergie, mais n'est pas bon quand il devient trop important. Le jeûne et les randonnées que nous proposons sont adaptés pour chacun, en fonction de son niveau énergétique du moment.

Les bénéfices du jeûne, mythe ou réalité ?


Depuis le reportage en 2011 sur Arte "Le jeûne, une nouvelle thérapie, les bienfaits du jeûne sont  largement médiatisés.

Voir le reportage ici .

Les réalisateurs du documentaire, Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade ont été tous deux convaincus au point de devenir d'ardents défenseurs du jeûne. On peut lire dans cet article du Nouvel Observateur de septembre 2013 la présentation du livre de Thierry Lestrade, reprenant le titre du reportage d'Arte ainsi que les nombreux arguments qu'il développe en faveur du jeûne, utilisé comme thérapie.

Déjà, en aout 2013, le journal Le Monde s'intéressait au jeûne dans cet article beaucoup plus mesuré.

En 2014, les pouvoirs publics ont demandé à l'Inserm une synthèse sur l'état de la science au sujet du jeûne envisagé de façon thérapeutique.

Téléchargez ce rapport ici.

Les conclusions sont plutôt mitigées, le reproche principal étant le peu d'études scientifiques valides sur l'efficacité du jeûne.

   En effet, dans le domaine médical, pour éviter les éventuels parti-pris des chercheurs et écarter l'hypothèse d'un effet placebo, l'efficacité d'un soin (médicament ou méthode thérapeutique) n'est considérée comme scientifiquement prouvée qu'après une expérimentation dite "en double aveugle", dans laquelle ni les expérimentateurs, ni les patients ne savent à qui l'on a administré le traitement ou  un simple placebo.

Ce type d'expérience  est impossible à réaliser dans le cas du jeûne. Donc  les milliers de témoignages positifs  obtenus sous suivi médical constatant des améliorations importantes de l’arthrite rhumatoïde, de de troubles de la circulation artérielle, de la  constipation chronique et des colites, mais aussi de la dépression et en cas de burn-out  par exemple (Quelques indications du jeûne thérapeutique selon le Dr Françoise Wilhelmi de Toledo dans son livre L'art de jeûner ) ne sont que des résultats empiriques et ne sont pas validés "scientifiquement".

Par contre, on remarque souvent que les commentateurs prennent beaucoup moins de précautions quand il s'agit d'imputer un résultat négatif ou un incident au jeûne...


Jeûner pour perdre du poids ?


En période de jeûne, l'organisme fonctionne en consumant les réserves de graisse. Cela amène toujours une perte de poids.

Mais il doit être clair que cette perte de poids sera vite récupérée si le retour à une alimentation normale n'est pas géré convenablement. D'où l'importance, si l'on a pour objectif de perdre du poids, de profiter du temps de jeûne pour reconditionner son attitude face à la nourriture. Le jeûne est  une coupure nette dans la façon de s'alimenter et l'opportunité de repartir  avec de nouvelles résolutions que l'on pourra tenir, grâce à une reprise progressive.

Une semaine de stage "jeûne et randonnée" donne les clés pour un nouveau départ alimentaire.